Initier les jeunes aux métiers d’assemblage, de maintenance et de réparation des lampadaires solaires, afin de pallier l'état défectueux des lampadaires solaires, tel est le but principal visé par la structure AdMec Consortium Techno-Industriel Bénin (AdMec CTIB). C’est un projet financé par la Banque mondiale à travers le programme Azoli mis en place par le Gouvernement béninois.
Depuis le 02 novembre 2022, AdMec CTIB a intégré le cercle béninois avec pour objectifs d’apporter la lumière. « De nouveaux défis et de nouvelles perspectives se dessinent grâce à notre présence dans la Zone Industrielle de Glo-Djigbé visant essentiellement à améliorer la rentabilité de l’entreprise, gage de la pérennisation des emplois », a confié Babacar Bathiery, Directeur Général d’AdMec CTIB. Pour appuyer les propos du DG, Lucrèce Ahossi, Chef Projet Formation d’AdMec CTIB a affirmé que le projet prend en compte 80% de femmes et 15% d'hommes. « C'est un projet qui dure 6 mois. L'année dernière, à la fin de notre formation, nous avons eu à recruter 474 apprenants qui ont fini et qui sont compétents. Cette année, nous avons recruté 600 jeunes pour les former. Il est important de noter que le projet est financé par la Banque mondiale à travers le programme Azoli », a-t-elle déclaré avant. Elle poursuit en disant : « nous travaillons permanemment avec l'ANPE (Agence Nationale Pour l'emploi) qui nous accompagne dans le recrutement, dans la mise en œuvre également du projet ici à COPAO, plus précisément à Ouidah. Nous avons remarqué qu’ici au Bénin et partout en Afrique il y a des lampadaires qui sont défectueux. Et partant de ce fait, notre objectif, est de donner une deuxième vie à ces lampadaires à travers des formations offertes aux jeunes que nous les recrutons surtout ceux qui sont compétents, pour pouvoir atteindre nos objectifs sur le plan national et sur le plan international. »
A en croire Ulrich Bidossessi Codjo, Conseiller en marketing action commerciale et chargé de communication, de AdMec CTI Bénin, le projet ADMEC CTIB vise à former les jeunes en matière de fabrication, d'assemblage et de réparation des lampadaires solaires afin de contribuer à l'amélioration du système d'éclairage au Bénin et à l'échelle continentale : « AdMec CTI Bénin est une société spécialisée dans la fabrication, l'assemblage, la maintenance et la réparation des lampadaires solaires. Nous sommes aussi dans l'installation des centrales photovoltaïques. Le but de ce projet, en réalité c’est d'accompagner la jeunesse béninoise, c'est d'outiller la jeunesse afin de répondre aux exigences du marché. » La formation se déroule en deux phases : théorique et pratique sur une durée de 6 mois. Ce qui donne la possibilité aux jeunes de se rendre utiles sur le marché de l’emploi. « En réalité, nous ne formons pas pour laisser. La belle preuve, avec le projet au départ, parmi les 500 jeunes, on voulait recruter 200. Mais avec les exigences du marché, on a compris que le besoin est là. Pourquoi encore prendre 200 ? Le mieux, c'est de recruter tout le monde. Ce qui a fait que nous avons recruté tous les 474 personnes qui sont restées jusqu'à la fin de la première cohorte. »
Par ailleurs, AdMec CTI B est un projet qui donne priorité à la formation des femmes. Le souhait de Lucrèce Ahossi, Chef Projet Formation d’AdMec CTIB pour ces femmes à qui le programme Azoli a donné une deuxième chance n’est rien d’autre de les voir se donner véritablement au travail, 200 fois plus que les hommes car avoue-t-elle ; « cette année, ça n’a pas était pas facile d'atteindre l'effectif des femmes ici à COPAO. Les femmes sont peu nombreuses dans ce domaine. Et c'est un domaine qui, aujourd'hui, est plus demandé pour les hommes. Mais nous, nous avons choisi des femmes parce que nous savons que les femmes sont minutieuses ; elles sont rigoureuses. Alors je les invite, hommes comme femmes à beaucoup de courage et je leur souhaite une très bonne formation à COPAO. » Elle n’a pas manqué de lancer un appel aux autorités. « Notre doléance est que l’Etat puisse nous accompagner dans l’acquisition des marchés pour ces employés que nous recrutons afin que ces jeunes à qui nous donnons une deuxième chance puissent avoir du travail sur une très longue durée. »
La formation
La scanification ou la cartographie des lampadaires solaires est l'une des étapes prioritaires de la formation. Elle consiste à relever des coordonnées géographiques sur les lampadaires solaires afin d'améliorer la qualité de la luminosité. La scanification ou la cartographie des lampadaires solaires fait appel à un travail d'équipe. Après répartition des groupes dans des zones ciblées, les techniciens procèdent au recensement des lampadaires solaires à travers des logiciels et des applications pour collecter des informations et réaliser un diagnostic au niveau de chaque appareil. C'est ce qu’a expliqué Rose Bara, Assistante technicienne formée à AdMec CTI Bénin. « Nous sommes actuellement sur le terrain pour faire la cartographie, pour géolocaliser les lampadaires solaires et conventionnels. Le travail, nous ne pouvons pas dire que c'est si difficile, ce n’est pas non plus facile. Mais une fois que nous sommes déjà formés pour ça, je crois que c’est notre boulot et on doit le faire. Nous savons comment disposer des coordonnées que nous avons eu à enregistrer dans la journée. Donc on forme des équipes par quartier, et par arrondissement, et par jour, nous savons avons des tâches à faire. Par exemple moi, dans mon quartier, il y a au moins 20 lampadaires que je dois enregistrer. »