Dans un contexte énergétique africain en pleine mutation, le Mozambique s’apprête à franchir une étape stratégique avec l’entrée en opération prochaine d’un projet gazier d’envergure, porté par l’entreprise sud-africaine Sasol. Ce développement s’inscrit dans un plan global visant à renforcer l’autonomie énergétique du pays tout en stimulant l’économie locale et régionale.
Initialement prévu pour mars 2025, le lancement du projet a été reporté à septembre, selon le PDG de Sasol, Simon Baloyi. Le projet concerne les champs gaziers d’Inhassoro, Temane et Pande, situés au Mozambique, et vise principalement à alimenter la future centrale thermique de Temane (CTT), encore en construction. Cette centrale, d’une capacité de 450 MW, jouera un rôle central dans la production d’électricité à partir du gaz naturel, réduisant ainsi la dépendance énergétique du Mozambique.
En complément, le projet prévoit la production de gaz de pétrole liquéfié (GPL), destiné à un usage domestique, notamment pour la cuisson. Cette initiative contribuera à limiter les importations de GPL et à améliorer l’accès à une énergie plus propre pour les ménages. À terme, le site devrait produire 53 millions de mégajoules de gaz naturel par an, ainsi que 4 000 barils de pétrole léger par jour.
Au-delà des bénéfices locaux, ce projet représente également un atout stratégique pour l’Afrique du Sud, qui cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement énergétique. Grâce à cette coopération régionale, les deux pays renforcent leur interconnexion énergétique et créent les conditions d’un marché plus stable et plus résilient.
Évalué à 1 milliard de dollars, ce projet gazier pourrait ainsi ouvrir de nouvelles perspectives économiques et environnementales pour l’ensemble de la région. Il s’agit désormais de garantir que ces ambitions s’inscrivent dans une vision durable, inclusive et respectueuse des communautés locales.