CESSION DES ACTIFS D'UMEME A L'UEDCL : L'Ouganda officialise la cession des actifs d'Umeme à la société nationale d'électricité

Après la fin de son contrat de concession le 31 mars, l’entreprise Umeme cède ses actifs à l’Uganda Electricity Distribution Company (UEDCL). Un processus qui marque un tournant dans le secteur énergétique ougandais, bien que des tensions subsistent sur la question de l’indemnisation de l’opérateur privé.

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L’Ouganda a franchi une étape décisive dans la gestion de son secteur de l’électricité. Après 20 ans de service, Umeme, le principal distributeur d’électricité du pays, a officiellement cédé ses actifs à l’Uganda Electricity Distribution Company (UEDCL), le distributeur public, à la fin de son contrat de concession, le 31 mars 2025. Ce transfert marque un changement significatif dans la gestion du réseau électrique ougandais, l’UEDCL récupérant ainsi la gestion de 95% du marché, précédemment contrôlé par l’entreprise privée.

Depuis son arrivée en Ouganda en 2005, Umeme a joué un rôle clé dans la distribution de l’électricité à travers le pays, bénéficiant d’une concession de 20 ans. Toutefois, avec l’expiration de ce contrat, le gouvernement a pris la décision de transférer la gestion du réseau à l’opérateur public. L’UEDCL commencera officiellement à gérer le secteur à partir du 1er avril 2025.

Pour indemniser Umeme, l’État ougandais a annoncé un emprunt de 118 millions de dollars auprès de la Stanbic Bank. Ce montant, révisé après un audit, est destiné à restituer à Umeme les investissements en capital qu’elle n’a pas encore récupérés. Cependant, la question de l’indemnisation n’est pas totalement réglée. Bien que les 118 millions USD aient été débloqués, Umeme revendique un total de 234 millions USD en investissements non récupérés. Ce différend pourrait donner lieu à des négociations, voire à un recours devant un tribunal arbitral à Londres, comme l’a suggéré l’entreprise.

La passation des services à l’UEDCL représente donc un tournant majeur pour le secteur énergétique ougandais. Si la gestion publique du réseau pourrait offrir plus de contrôle au gouvernement, la question de l’indemnisation d’Umeme demeure un sujet délicat, avec des implications financières et juridiques importantes. Le règlement de ce différend pourrait bien avoir un impact sur l’avenir du secteur et la stabilité des relations entre les acteurs privés et publics dans le pays.


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