Dans le souci de sécuriser ses infrastructures pétrolières, le Niger s’est allié à l’Algérie, qui met à disposition de ce dernier son expertise dans le domaine pétrogazier et sécuritaire. Un accord en cours d’élaboration qui vise à protéger les installations critiques du pays.
Depuis plusieurs semaines, la coopération énergétique entre le Niger et l’Algérie prend de l’ampleur, avec un projet clé de raffinerie à Dosso, dans l’Ouest du Niger. Dans cette lancé, un accord a été formalisé entre les autorités nigériennes et algériennes, le 28 janvier 2025, en présence de représentants du ministère de la Défense d’Algérie et de SIPEX, une filiale du groupe Sonatrach. Cet accord, signé après une réunion importante, marque un tournant dans la sécurisation des infrastructures pétrolières nigériennes.
Ainsi, le Niger bénéficiera de l’expertise de l’Algérie, tant sur le plan pétrogazier que sécuritaire, pour protéger ses installations. Le protocole d’accord, qui finalise un contrat sur la sécurité des installations, comprend des mesures de protection spécifiques pour le bloc pétrolier de Kafra. Ce bloc, objet d’un contrat de partage de production renouvelé en 2022 entre Sonatrach et le ministère nigérien du Pétrole, revêt une grande importance stratégique pour le pays.
Cette collaboration survient dans un contexte de menaces sécuritaires, comme l’a souligné le ministre nigérien du Pétrole, Sahabi Oumarou. En décembre dernier, une attaque terroriste avait visé un pipeline reliant le Niger au Bénin, mettant en lumière la vulnérabilité des infrastructures pétrolières. L’accord entre les deux pays vise à garantir un environnement sécurisé pour poursuivre le développement de ces projets cruciaux.