Face à l’immense défi énergétique du continent, le Fonds africain de garantie (AGF) prend des mesures ambitieuses pour accélérer la transition énergétique vers des solutions durables en mobilisant des financements publics et privés importants.
Le 28 janvier 2025, l'AGF a lancé un mécanisme de garantie de 5 milliards de dollars en monnaies locales destiné à soutenir le financement des projets d'accès à l'énergie en Afrique. Cette initiative a été dévoilée lors du Sommet africain de l’énergie « Mission 300 » en Tanzanie, qui a réuni des chefs d’État, des bailleurs de fonds et des acteurs clés du secteur énergétique. Soutenue par la Banque africaine de développement (BAD) et le Groupe de la Banque mondiale, cette initiative vise à connecter 300 millions d’Africains à l’électricité d’ici 2030.
Un levier essentiel pour le développement des énergies renouvelables
Cette initiative de l'AGF est centrée sur le financement des petites et moyennes entreprises (PME) dans le secteur des énergies renouvelables distribuées (ERD) en Afrique. En facilitant les partenariats public-privé, l’AGF cherche à mobiliser les gouvernements, les institutions financières locales et les banques pour investir massivement dans ce secteur stratégique pour l’avenir du continent. « En comblant les lacunes de financement et en promouvant les partenariats public-privé, l’AGF joue un rôle clé dans la mise en place de solutions énergétiques inclusives, dans l’accélération de la transition énergétique et dans la réduction des émissions de carbone à travers l’Afrique », a affirmé Jules Ngankam, le PDG du groupe AGF.
Un engagement pour l’innovation et la finance verte
Après le succès de son mécanisme de garantie verte, qui a favorisé le développement de projets d’énergies renouvelables sur le continent, l’AGF met en place des solutions de garantie novatrices et adaptées aux réalités locales pour attirer des financements significatifs. Ces mécanismes visent à réduire les risques associés aux portefeuilles de prêts, encourager les banques à prêter davantage aux PME du secteur et surmonter les obstacles financiers tels que les exigences élevées en matière de garanties, les écarts de devises et le manque de financement à long terme. Le PDG de l’AGF a également rappelé que la garantie verte avait « facilité les progrès vers les engagements nationaux dans le cadre de la Déclaration sur l'énergie en Afrique, de la Vision 2063 de l’Union africaine et des Objectifs de développement durable mondiaux, en favorisant la croissance inclusive et la résilience climatique. »
Avec un besoin de financement estimé à 25 milliards de dollars par an pour assurer un accès universel à l’énergie en Afrique, cette nouvelle garantie de 5 milliards de dollars constitue une étape majeure pour la mobilisation des ressources nécessaires à une transformation durable du secteur énergétique africain.