Depuis plusieurs semaines, la commune de Dogbo fait face à une recrudescence des vols de compteurs d’eau de la SONEB. Le phénomène, qui touche particulièrement l’arrondissement de Tota, perturbe l’approvisionnement en eau potable de plusieurs ménages et appelle à une mobilisation accrue des usagers et des autorités.
Légende : Compteur de la SONEB
La multiplication des vols de compteurs d’eau prend une tournure préoccupante à Dogbo. Plusieurs installations appartenant à la Société nationale des eaux du Bénin (SONEB) ont été dérobées ces dernières semaines, suscitant l’inquiétude des populations et des acteurs engagés dans la défense de l’accès à l’eau potable.
Selon les alertes de l’Association béninoise eau et énergies (ABEE), au moins quatre compteurs ont été volés dans le seul arrondissement de Tota au cours de la journée du mercredi 2 septembre 2026. Des actes qui, au-delà du préjudice matériel subi par les abonnés, peuvent entraîner des interruptions de la desserte et compliquer davantage l’accès régulier à l’eau potable pour les ménages concernés.
Des installations à mieux protéger
Le vol des compteurs ne constitue pas seulement une perte financière pour les usagers. Il entraîne également des interventions techniques, des démarches administratives et des dépenses supplémentaires pour la remise en état des installations. Dans les zones où l’accès à l’eau potable reste un enjeu majeur, ces perturbations peuvent affecter directement les conditions de vie des populations.
Face à cette situation, l’ABEE invite les abonnés de la SONEB à redoubler de vigilance autour de leurs dispositifs de comptage. L’association recommande notamment une surveillance régulière des coffrets et installations afin de détecter rapidement toute anomalie ou tentative de dégradation.
La vigilance collective en première ligne
L’ABEE appelle également les populations à signaler rapidement tout comportement ou individu suspect aux autorités locales ainsi qu’aux services compétents de la SONEB. Une réaction rapide pourrait contribuer à limiter les pertes et à éviter que d’autres ménages ne soient privés temporairement de leur accès à l’eau.
Dans un contexte où la sécurisation et la continuité de l’approvisionnement en eau potable demeurent essentielles, la protection des infrastructures apparaît ainsi comme une responsabilité partagée. La vigilance des usagers, conjuguée à l’action des autorités et des services techniques, pourrait permettre de freiner cette recrudescence de vols et de préserver la continuité du service public de l’eau à Dogbo.