COP17 : La restauration des zones arides au cœur des discussions pour renforcer la résilience des écosystèmes

Les discussions se poursuivent à la COP17 de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD), en Mongolie, avec un accent particulier sur la préservation et la restauration des zones arides. Alors que ces territoires sont confrontés à la dégradation des terres, au changement climatique et à la fragilisation des moyens de subsistance, les participants appellent à mieux prendre en compte les populations qui y vivent. La restauration des paysages apparaît ainsi comme un levier essentiel pour renforcer la résilience des écosystèmes et préserver les ressources naturelles.

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La protection des zones arides s’est retrouvée au centre des échanges à la COP17 de l’UNCCD, où les participants ont insisté sur l’urgence de mieux comprendre les réalités environnementales et sociales de ces territoires. Au-delà des discours souvent associés à la sécheresse et à la désertification, les discussions ont cherché à mettre en lumière les potentialités des zones arides ainsi que les solutions permettant de restaurer durablement leurs écosystèmes.

Dans l’espace de The Nature Conservancy, une session intitulée « Nous avons choisi Mars plutôt que les zones arides. Parlons-en. » a notamment permis d’ouvrir le débat sur les perceptions qui entourent ces espaces. Organisée dans le cadre de l’initiative Thrivelands, cette rencontre participative a réuni des intervenants de IMPACT_KENYA ainsi que plusieurs participants venus partager leurs expériences.

Restaurer les terres pour renforcer la résilience

Les échanges ont fait ressortir un constat majeur : la restauration des zones arides ne peut être dissociée des besoins des populations qui y vivent. Ces territoires constituent des espaces de vie et de production pour de nombreuses communautés, mais leur équilibre écologique est fragilisé par la dégradation des terres, la variabilité climatique et la pression exercée sur les ressources naturelles.

Dès lors, les participants ont appelé à mieux écouter les communautés locales afin de comprendre leurs besoins et de développer des solutions adaptées. L’amélioration de l’accès aux marchés et la création de moyens de subsistance durables figurent notamment parmi les conditions nécessaires pour concilier protection de l’environnement et développement local.

Financée par EU International Partnerships, l’initiative Thrivelands entend justement donner une nouvelle impulsion à la restauration des zones arides. L’objectif est de faire de la restauration des terres un outil permettant simultanément de renforcer la résilience face au changement climatique, la sécurité alimentaire et la durabilité des moyens de subsistance.

Vers une gestion plus intégrée des paysages

Les discussions à la COP17 ont également porté sur la nécessité de mieux coordonner les initiatives consacrées à la gestion des paysages. Au Pavillon de l’IUCN, Ermias Betemariam, représentant de Landscape Alliance, a participé à une session organisée avec CGIAR Multifunctional Landscapes autour de la Coalition pour des paysages multifonctionnels.

Cette coalition défend une approche intégrée visant à produire des bénéfices à la fois pour les populations et pour la planète. Elle cherche notamment à dépasser la fragmentation des initiatives environnementales afin de favoriser une action collective plus cohérente en faveur de la restauration des paysages et de la préservation de la biodiversité.

Cette approche prend une importance particulière dans les zones arides, où les enjeux environnementaux, économiques et sociaux sont étroitement liés. La dégradation des sols peut en effet affecter la biodiversité, réduire la productivité des terres et fragiliser les communautés dépendantes des ressources naturelles.

Ainsi, la COP17 met en avant une conviction : restaurer les zones arides ne consiste pas uniquement à réparer des terres dégradées, mais aussi à protéger les écosystèmes, renforcer la résilience climatique et garantir des conditions de vie durables aux populations locales. Les échanges doivent se poursuivre en Mongolie, avec l’espoir de faire émerger des actions mieux coordonnées pour enrayer la dégradation des terres et accélérer la restauration des paysages.


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