Face aux besoins croissants en compétences techniques dans le secteur électrique et à l’essor des solutions solaires, le Bénin élargit son offre de formation professionnelle. Pour l’année scolaire 2026-2027, de nouvelles filières liées à l’électricité et aux énergies renouvelables permettront aux jeunes de se former à des métiers directement connectés aux transformations du secteur énergétique.
Légende : Etudiant en situation d'apprentissage
Le Bénin veut davantage rapprocher la formation professionnelle des réalités du marché de l’emploi. Pour l’année scolaire 2026-2027, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, en charge de la Formation technique, annonce l’ouverture de nouvelles offres de formation dans les Lycées techniques professionnels du pays. Parmi elles, les métiers de l’électricité et des énergies renouvelables occupent une place stratégique.
À travers le Diplôme de Technicien aux Métiers (DTM), les jeunes pourront notamment se former aux techniques d’installation, de maintenance et de réparation des systèmes électriques. La formation en électricité couvre aussi bien les installations résidentielles que tertiaires et industrielles, avec une ouverture sur des domaines en pleine évolution comme le solaire photovoltaïque et la domotique.
Cette orientation intervient dans un contexte où la demande en techniciens qualifiés augmente avec le développement des infrastructures électriques et des solutions d’accès à l’énergie. Les futurs diplômés pourront ainsi exercer comme électriciens-installateurs, techniciens de maintenance électrique ou encore installateurs de systèmes solaires photovoltaïques. La formation ouvre également la voie à l’entrepreneuriat, notamment dans les services d’installation et de maintenance des équipements électriques.
L’une des principales nouveautés réside dans la formation spécifiquement consacrée aux énergies renouvelables. Elle prépare les apprenants à concevoir, installer, exploiter et maintenir différents systèmes énergétiques, particulièrement les installations solaires photovoltaïques et solaires thermiques.
Ce choix traduit l’importance grandissante des énergies renouvelables dans la diversification du mix énergétique. Pour accompagner le développement des centrales solaires, des systèmes photovoltaïques individuels ou encore des équipements solaires thermiques, le pays aura besoin d’une main-d’œuvre capable d’assurer non seulement leur installation, mais aussi leur entretien sur le long terme.
Les débouchés sont donc nombreux : installateur-mainteneur de systèmes solaires, technicien photovoltaïque, technicien solaire thermique ou encore technicien de maintenance des équipements énergétiques. Les jeunes formés pourront également créer leurs propres activités dans un secteur où les besoins en services techniques devraient continuer à progresser.
La nouvelle offre de formation ne se limite toutefois pas à la production d’électricité. La filière froid sanitaire et conditionnement d’air prépare, elle aussi, des techniciens capables d’intervenir sur des équipements fortement liés à la consommation énergétique des bâtiments.
Installation et maintenance des climatiseurs, équipements frigorifiques, chauffe-eau, ventilation et installations sanitaires figurent parmi les compétences visées. Ces métiers sont particulièrement importants dans un contexte où l’amélioration de l’efficacité énergétique des bâtiments devient un enjeu majeur.
La formation en maintenance électronique, option multimédia, complète également cet écosystème de compétences. Les apprenants pourront intervenir sur les équipements électroniques, informatiques, audiovisuels et de téléphonie. Ces savoir-faire peuvent notamment accompagner la modernisation des réseaux et des systèmes de gestion des équipements électriques.
Au-delà de l’électricité et des renouvelables, le dispositif prévoit également des formations dans les réseaux et la sécurité informatique, la maintenance automobile, le gros œuvre, la géométrie-topographie et les études du bâtiment.
Pour le secteur énergétique, cette diversification est importante. Le développement de nouvelles infrastructures électriques et renouvelables nécessite en effet des compétences qui dépassent la seule installation des équipements. Il faut également des professionnels capables de construire les ouvrages, de réaliser les études techniques, d’assurer la maintenance et de gérer les infrastructures numériques qui accompagnent leur fonctionnement.
À travers ces nouvelles formations, le Gouvernement entend ainsi offrir aux jeunes des compétences davantage adaptées aux besoins des entreprises et aux mutations technologiques. L’enjeu est désormais de transformer ces formations en véritables passerelles vers l’emploi et l’entrepreneuriat, alors que le secteur énergétique béninois s’oriente progressivement vers davantage de capacités électriques et une place plus importante accordée aux énergies renouvelables.
En mettant l’accent sur les métiers de l’électricité et du solaire, les Lycées techniques professionnels se positionnent ainsi comme un maillon essentiel de cette transition. Pour les jeunes, ces filières représentent à la fois une opportunité d’acquérir des compétences pratiques et une porte d’entrée vers un secteur appelé à jouer un rôle croissant dans le développement économique du Bénin.