La chefferie traditionnelle s’est invitée au cœur des réflexions du Forum Social Mondial (FSM) Cotonou 2026. Ce vendredi 7 août, les autorités coutumières et traditionnelles réunies dans le cadre de cette rencontre internationale ont consacré leurs échanges au rôle des chefs coutumiers dans la gouvernance locale. Une thématique qui met en lumière la contribution des autorités traditionnelles à la cohésion sociale et au développement des communautés.
Légende : Photo de famille
Placée sous le thème « Rôle des chefs coutumiers dans la gouvernance locale », la session a été marquée par une présentation de Sa Majesté Bada Aganna Erin IV, autour du thème proposé par l’Alliance Africaine des Autorités Traditionnelles et Coutumières (3ATC). Cette rencontre a constitué un espace de dialogue entre les représentants de la chefferie traditionnelle et les autres participants au FSM.
À travers des échanges riches et constructifs, les autorités coutumières et traditionnelles ont partagé leurs expériences, leurs réalités de terrain et leurs préoccupations. Les discussions ont notamment porté sur la place que peuvent occuper les chefs traditionnels dans les mécanismes de gouvernance au niveau local, en complément des institutions et structures administratives existantes. En plus de leur rôle dans la préservation des traditions, les autorités coutumières ont souligné leur proximité avec les populations et leur connaissance des réalités socioculturelles locales. Cette position peut leur permettre de contribuer à la prévention et au règlement des conflits, au renforcement du dialogue communautaire et à la consolidation de la cohésion sociale.
La préservation des valeurs culturelles et la transmission des savoirs traditionnels ont également occupé une place importante dans les échanges. Pour les participants, la valorisation de ces dimensions constitue un levier pour renforcer le sentiment d’appartenance et favoriser le vivre-ensemble dans les communautés.
Les discussions ont ainsi permis de mettre en évidence la nécessité d’un dialogue plus étroit entre autorités traditionnelles, collectivités locales, pouvoirs publics et populations. Une meilleure prise en compte des réalités culturelles et des mécanismes traditionnels de médiation pourrait, selon les participants, contribuer à une gouvernance locale davantage participative et inclusive.
Cette rencontre de la chefferie traditionnelle au FSM Cotonou 2026 aura donc été un moment de réflexion sur l’articulation entre tradition, citoyenneté et gouvernance. Elle a surtout permis de rappeler que les autorités coutumières, au-delà de leur rôle culturel, peuvent constituer des acteurs importants du dialogue social et de la cohésion au sein des communautés.