Le gouvernement béninois renforce sa stratégie de préservation des ressources halieutiques. Depuis le 29 juillet et jusqu'au 27 août 2026, toute activité de pêche est suspendue sur le lac Nokoué, la lagune de Porto-Novo et leurs chenaux. Cette deuxième période annuelle de repos biologique vise à permettre la régénération des stocks de poissons, tout en garantissant la durabilité de la pêche et les moyens de subsistance des communautés riveraines.
Légende : Image
Le Bénin poursuit ses efforts en faveur d'une gestion durable de ses ressources halieutiques. Depuis le mercredi 29 juillet 2026, les pêcheurs ne sont plus autorisés à exercer leurs activités sur le lac Nokoué, la lagune de Porto-Novo ainsi que sur leurs chenaux. Cette deuxième période de repos biologique de l'année, instaurée par la Direction de la production halieutique, restera en vigueur jusqu'au 27 août 2026.
Cette mesure répond à une réalité de plus en plus préoccupante : la baisse continue des ressources halieutiques. Selon l'ingénieur du développement rural Kasseau Hermann Gangbazo, la diminution des captures résulte de plusieurs facteurs combinés, notamment la surexploitation des plans d'eau, l'utilisation d'engins de pêche prohibés et l'augmentation constante du nombre de pêcheurs. En l'espace d'une décennie, les prises auraient ainsi été réduites de moitié. Le choix de cette période de fermeture correspond aux mois où les juvéniles sont les plus nombreux, afin de leur permettre d'atteindre leur maturité sexuelle et de se reproduire avant d'être capturés.
Pour Blaise Mahougnon Enouhéran, directeur de la Réglementation et de la Pêche, cette suspension totale des activités de pêche, qu'elles soient pratiquées avec des équipements autorisés ou non, constitue une étape essentielle pour restaurer durablement les populations de poissons. À terme, cette démarche devrait bénéficier à l'ensemble de la filière, aussi bien aux pêcheurs qu'aux consommateurs.
Une surveillance renforcée avec l'implication des pêcheurs
Afin d'assurer le respect de cette décision, les autorités misent sur une approche participative. Kevin Kofi Kinkpé, chef du service des contrôles et du suivi des produits halieutiques, indique qu'un comité de suivi réunissant les associations de pêcheurs a été mis en place, avec des sous-comités locaux chargés d'accompagner les opérations sur le terrain.
En parallèle, la brigade de surveillance des plans et cours d'eau intensifie ses patrouilles pour prévenir toute activité illégale. Une attention particulière est portée à l'exploitation des acadja, une technique de pêche formellement interdite durant toute la période de repos biologique.
Les représentants des pêcheurs affichent également leur soutien à cette initiative. Damien Hounsou, président national du Groupement national des pêcheurs continentaux et assimilés du Bénin (GNAPCAAB), reconnaît que la raréfaction du poisson constitue une menace pour la survie de la profession. Il invite ainsi les pêcheurs à respecter les mesures en vigueur afin de préserver leur principale source de revenus et d'éviter les sanctions prévues par la réglementation.
Les résultats des précédents contrôles confortent la stratégie
La nouvelle période de fermeture s'appuie sur les enseignements de la première phase de repos biologique organisée en avril 2026. En seulement deux semaines, les équipes de contrôle avaient saisi plus de 250 engins de pêche prohibés, dont 25 filets destinés à la pêche à l'acadja, ainsi que plusieurs éperviers et palangres utilisés en violation de la réglementation.
Ces résultats illustrent l'ampleur des pratiques illicites qui continuent de fragiliser les écosystèmes aquatiques, mais également la détermination des autorités à renforcer les contrôles. À travers cette stratégie, le gouvernement espère favoriser la reconstitution progressive des stocks de poissons, améliorer durablement les revenus des pêcheurs et garantir la sécurité alimentaire des populations.
Une troisième et dernière période de repos biologique est d'ores et déjà programmée pour cette année. Elle se déroulera du 16 novembre au 15 décembre 2026, confirmant la volonté des autorités béninoises de faire de la gestion durable des ressources halieutiques un levier essentiel pour l'avenir du secteur de la pêche.
Cette version est plus dynamique, mieux hiérarchisée et adopte un ton journalistique adapté à un média d'information.