PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT ET PRÉSERVATION DE LA BIODIVERSITÉ : Le Bénin se dote d’un nouveau Code des forêts et de la faune pour renforcer la gestion durable des ressources naturelles

L’Assemblée nationale a adopté, mardi 14 juillet, la loi n° 2026-16 portant Code des forêts et de la faune en République du Bénin. Ce nouveau cadre juridique, qui remplace les textes en vigueur depuis 1993, ambitionne de moderniser la gouvernance des ressources forestières et fauniques, de répondre aux défis du changement climatique et de mieux protéger la biodiversité conformément aux engagements internationaux du pays.

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Le Bénin franchit une nouvelle étape dans le renforcement de sa politique environnementale. Réunis en séance plénière le mardi 14 juillet, les députés de l’Assemblée nationale ont adopté la loi n° 2026-16 portant Code des forêts et de la faune. Ce texte abroge la loi n° 93-009 du 2 juillet 1993 relative au régime des forêts ainsi que les dispositions encadrant le régime de la faune, offrant ainsi au pays un cadre juridique unifié, modernisé et adapté aux réalités actuelles.

Transmis au Parlement par le gouvernement à travers le décret n° 2025-680 du 5 novembre 2025, le projet de loi répond à la nécessité de revoir un dispositif législatif devenu insuffisant face aux profondes mutations observées ces trois dernières décennies. L’ancien cadre juridique, bien qu’ayant servi de référence pendant plus de trente ans, ne permettait plus de répondre efficacement aux nouveaux défis liés à la gestion durable des écosystèmes.

En effet, l’intensification des activités humaines, la déforestation, les effets du changement climatique ainsi que les engagements régionaux et internationaux souscrits par le Bénin ont rendu indispensable une réforme du secteur. Selon les estimations de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le pays perd en moyenne près de 60 000 hectares de forêts chaque année, une situation qui menace la biodiversité, les services écosystémiques et les moyens de subsistance de nombreuses communautés.

Le nouveau Code entend ainsi renforcer la protection des ressources forestières et fauniques tout en favorisant leur exploitation durable. Il introduit une approche intégrée de la gouvernance environnementale et harmonise les règles applicables aux forêts et à la faune au sein d’un seul instrument juridique. Cette évolution vise également à améliorer la conservation de la biodiversité, à promouvoir une gestion responsable des ressources naturelles et à garantir un meilleur partage des avantages issus de leur exploitation.

Le texte adopté comprend 318 articles, répartis en 31 chapitres et huit titres. Ceux-ci portent notamment sur les dispositions générales, les principes fondamentaux et la gouvernance du secteur forestier, les régimes des forêts et de la faune, l’accès et le partage des avantages liés à l’exploitation de la biodiversité, les sanctions pénales, les dispositions diverses ainsi que les mesures transitoires et finales.

Au cours des débats, plusieurs députés, dont Claudine Prudencio, Alexandre Sohou et Eugénie Kouana, ont salué l’initiative du gouvernement. Ils ont souligné que ce nouveau Code permettra d’aligner davantage la législation nationale sur les conventions internationales ratifiées par le Bénin en matière de protection des forêts, de la faune et de la biodiversité.

Les travaux se sont déroulés en présence du ministre de la Justice, Yvon Détchénou, et du ministre du Cadre de vie et des Transports, chargé du Développement durable, Georges Alé. Ce dernier a mis en avant les principales innovations du texte, notamment le regroupement des régimes juridiques des forêts et de la faune dans un document unique, une réforme destinée à renforcer l’efficacité des politiques de conservation et à mieux préserver le patrimoine naturel national pour les générations futures.


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