PONT DE DJONOU : Après une semaine de galère, la circulation reprend son cours… mais jusqu'à quand ?

Submergé par les eaux à la suite des fortes pluies qui se sont abattues sur le Grand Nokoué, le pont de Djonou, situé à la lisière de Houédonou entre Abomey-Calavi et Cotonou, a plongé des milliers d'usagers dans une semaine de difficultés. Contraints de supporter de longs embouteillages ou de contourner la zone par Womey pour rejoindre Cotonou, automobilistes, motocyclistes et piétons ont vu leur quotidien fortement perturbé. Depuis le week-end dernier, le niveau de l'eau a baissé et la circulation est redevenue fluide. Un retour à la normale qui soulage, sans toutefois dissiper toutes les inquiétudes à l'approche des prochaines pluies.

Pont de Djonou Légende : Pont de Djonou

Pendant plusieurs jours, le pont de Djonou est devenu le symbole des difficultés de circulation provoquées par la saison des pluies dans le Grand Nokoué. Depuis le mardi 30 juin, les fortes précipitations avaient entraîné l'inondation de cet axe stratégique reliant Abomey-Calavi à Cotonou, rendant le passage particulièrement difficile pour les milliers d'usagers qui l'empruntent quotidiennement.

Face à la montée des eaux, la circulation s'est rapidement transformée en véritable parcours du combattant. Les longues files de véhicules s'étendaient sur plusieurs centaines de mètres, rallongeant considérablement les temps de trajet. Des automobilistes craignaient d'endommager leurs moteurs, tandis que les conducteurs de taxi-motos devaient redoubler de prudence pour traverser les portions les plus inondées. De nombreux travailleurs arrivaient avec plusieurs heures de retard sur leur lieu de travail, certains envisageant même de trouver temporairement un hébergement à Cotonou pour éviter ces déplacements éprouvants.

Pour contourner cette situation, de nombreux usagers n'avaient d'autre choix que d'emprunter la voie de Womey avant de rejoindre Cotonou. Ce détour, bien que plus long, permettait d'éviter les importantes difficultés observées au niveau du pont de Djonou. Malgré cette alternative, les embouteillages demeuraient importants sur plusieurs axes de la commune d'Abomey-Calavi.

Face à l'urgence, les autorités ont rapidement déployé un dispositif destiné à limiter les perturbations. Des itinéraires de contournement ont été indiqués aux usagers, les éléments de la Police républicaine ont été mobilisés pour réguler la circulation aux heures de forte affluence et les équipes techniques ont procédé à l'évacuation des eaux stagnantes afin de rétablir progressivement les conditions normales de circulation.

Ces interventions ont commencé à produire leurs effets dès le samedi. Depuis le week-end dernier, le pont de Djonou a retrouvé son fonctionnement habituel. Piétons, motocyclistes et automobilistes y circulent désormais sans difficulté majeure, mettant ainsi fin à une semaine de calvaire pour les milliers de personnes qui effectuent quotidiennement la liaison entre Abomey-Calavi et Cotonou.

Ce retour à la normale est accueilli avec soulagement par les usagers. Plusieurs d'entre eux saluent la réactivité des autorités qui a permis de réduire rapidement les désagréments. D'autres estiment toutefois que cet épisode rappelle l'importance d'entretenir régulièrement les ouvrages de drainage afin de prévenir de nouvelles inondations sur cet axe névralgique de la mobilité urbaine.

Le pont de Djonou constitue en effet un passage incontournable pour les travailleurs, commerçants, étudiants et transporteurs qui assurent chaque jour la liaison entre les deux principales villes du Grand Nokoué. Son impraticabilité, même durant quelques jours, suffit à désorganiser une grande partie de la circulation dans cette agglomération.

Si la fluidité retrouvée redonne le sourire aux usagers, une interrogation demeure. Alors que les services météorologiques annoncent encore des pluies importantes au cours des prochaines semaines, les mesures prises permettront-elles d'éviter une nouvelle montée des eaux sur le pont de Djonou ? Les populations pourront-elles traverser cette saison des pluies sans revivre les interminables embouteillages qui ont paralysé cet axe stratégique ? Les prochaines précipitations apporteront sans doute un premier élément de réponse.


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