GREEN ZONE FASHS : A l’Université d’Abomey-Calavi, les étudiants s’engagent pour une transition écologique durable

Les 25 et 26 juin 2026, l’Institut National de l’Eau (INE) de l’Université d’Abomey-Calavi a vibré au rythme de la deuxième édition de Green Zone FASHS. Portée par le Bureau de Coordination de la Faculté des Sciences Humaines et Sociales (FASHS), cette initiative a mobilisé étudiants, experts, autorités forestières et acteurs de l’environnement autour d’un même objectif : faire de la jeunesse universitaire un acteur de premier plan dans la lutte contre la pollution et la préservation des ressources naturelles.

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Deux jours durant, conférences, ateliers pratiques, reboisement et démonstrations se sont succédé dans une ambiance à la fois pédagogique et citoyenne. Déchets plastiques, recyclage, protection de l’environnement, fabrication de sacs écologiques en remplacement des sachets non biodégradables : autant de thématiques qui ont permis aux participants de mieux comprendre les défis environnementaux auxquels le Bénin est confronté et les solutions accessibles à chacun.

Pour Auriane VICIENNON, Etudiante en troisième année de Géographie et Aménagement du territoire et Présidente du comité d’organisation, Green Zone FASHS ambitionne avant tout de provoquer une prise de conscience chez les étudiants. « Nous voulons susciter un déclic dans la tête de nos camarades. L’objectif est qu’ils rejoignent la lutte contre la pollution et s’engagent dans des démarches écologiques pour un avenir meilleur », explique-t-elle. Au-delà des communications scientifiques, l’initiative privilégie également l’apprentissage par l’action. Les participants ont ainsi bénéficié de formations pratiques sur le recyclage des déchets et la fabrication de sacs écologiques, des alternatives concrètes à la pollution plastique qui affecte de plus en plus les villes béninoises. L’un des temps forts de cette édition a été l’activité de reboisement organisée avec l’appui de la Direction Générale des Eaux, Forêts et Chasse (DGEFC). Encadrés par les agents forestiers, les étudiants ont appris les différentes étapes de la mise en terre des plants ainsi que les techniques permettant d'assurer leur survie.

Selon Raymond ZODIBLA, Responsable Communal Adjoint des Eaux, Forêts et Chasse d’Abomey-Calavi, planter un arbre ne se limite pas à creuser un trou. « Il faut d’abord choisir le terrain, procéder au nettoyage, au piquetage, à la trouaison avant la mise en terre. Ensuite, les jeunes plants doivent être protégés et entretenus régulièrement par des opérations de désherbage afin d’assurer leur bon développement », a-t-il expliqué devant les étudiants. Le responsable forestier a également salué cette initiative qui, selon lui, permet aux étudiants de développer une culture environnementale susceptible de déboucher sur des initiatives entrepreneuriales dans les métiers verts.

Les conférences ont, quant à elles, mis en lumière les conséquences de la pollution plastique sur les écosystèmes et la santé publique. Une participante confie avoir particulièrement apprécié la communication animée par la représentante du ministère du Cadre de Vie et des Transports. « J’ai compris que les déchets plastiques ne polluent pas seulement les canaux et les écosystèmes aquatiques. Ils favorisent également la prolifération des moustiques et des bactéries, avec des conséquences importantes sur notre santé », témoigne-t-elle.

À travers Green Zone FASHS, les organisateurs souhaitent créer une véritable dynamique de changement au sein du monde universitaire. D’abord destinée aux étudiants de la FASHS, l’initiative s’est progressivement ouverte aux étudiants de l’Institut National de l’Eau (INE), de l’ICaV et à d’autres filières partageant un intérêt pour les questions environnementales. En associant sensibilisation, apprentissage pratique et actions de terrain, cette activité démontre que la transition écologique commence aussi dans les universités. Pour les organisateurs, former une jeunesse consciente des enjeux environnementaux, capable d’adopter des comportements responsables et de proposer des solutions innovantes, constitue l’un des leviers essentiels pour construire un Bénin plus résilient et durable.


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