Chaque année, le Bénin produit près de 112 000 tonnes de déchets plastiques, dont une grande partie finit dans la nature malgré l'interdiction des sachets plastiques non biodégradables. Face aux conséquences environnementales et sanitaires de cette pollution, les autorités et les acteurs de la protection de l'environnement appellent à une mobilisation citoyenne fondée sur des gestes simples mais déterminants.
Légende : Déchet plastique
La pollution plastique demeure l'un des défis environnementaux les plus préoccupants au Bénin. En effet, lors de sa conférence sur les déchets plastique à l’Université d’Abomey-calavi, à l’endroit des étudiants spécialiste en environnement, Issiba Koba Assou, représentante du ministère du cadre de vie a confié que le pays génère environ 112 000 tonnes de déchets plastiques par an, tandis que plus de 139 000 kilogrammes de sachets plastiques sont encore utilisés quotidiennement malgré leur interdiction. Cette situation contribue fortement à la dégradation du cadre de vie et accentue les risques d'inondations en raison de l'obstruction des caniveaux.
Au-delà de ses impacts sur l'environnement, la pollution plastique représente également une menace pour la santé publique. « L'utilisation de sachets plastiques pour emballer des aliments chauds favorise l'exposition à des substances toxiques, tandis que leur brûlage libère des composés dangereux susceptibles d'accroître les risques de maladies respiratoires et de cancers » laisse-t-elle entendre. Par ailleurs, les déchets plastiques favorisent la stagnation des eaux, créant ainsi des conditions propices à la prolifération des moustiques et au développement du paludisme.
Face à cette situation, le Bénin s'est doté d'un arsenal juridique avec la loi de décembre 2017 interdisant la production, l'importation, la commercialisation, l'utilisation et la détention des sachets plastiques non biodégradables. Toutefois, l'application de cette réglementation reste étroitement liée à l'engagement des citoyens, appelés à adopter des comportements plus responsables.
Ainsi, Issiba Koba Assou, représentante du ministère du cadre de vie recommandent de privilégier les sacs réutilisables, les emballages en papier, en carton ou en feuilles traditionnelles, de trier les déchets à la source et de refuser systématiquement les sachets plastiques à usage unique. Selon elles, ces gestes, bien que simples, peuvent réduire considérablement la pollution et contribuer à préserver durablement l'environnement.
En définitive, la lutte contre la pollution plastique ne repose pas uniquement sur les pouvoirs publics. Elle dépend avant tout de la responsabilité individuelle et collective. En changeant progressivement les habitudes de consommation, chaque citoyen peut devenir un acteur de la protection de l'environnement et contribuer à bâtir un cadre de vie plus sain pour les générations futures.