TRANSITION ÉCOLOGIQUE ET RÉSILIENCE URBAINE : À Londres, Luc Gnacadja présente un nouveau pacte avec l’eau pour bâtir la ville durable de demain

Invité à la Conférence Green Cities 2026 organisée dans le cadre des travaux de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), le maire de Cotonou, Luc Gnacadja, a dévoilé une nouvelle vision du développement urbain fondée sur la valorisation de l’eau et des écosystèmes naturels. Une stratégie ambitieuse qui vise à transformer les défis climatiques en opportunités pour renforcer la résilience, la qualité de vie et l’attractivité économique de la capitale économique béninoise.

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La ville de Cotonou entend désormais faire de l’eau un levier majeur de son développement durable. Lors de la Conférence Green Cities 2026 tenue à Londres, le maire Luc Gnacadja a présenté l’initiative « Cotonou et l’Eau : un nouveau pacte urbain », un programme qui marque une rupture avec les approches traditionnelles de gestion des risques d’inondation.

Longtemps considérée comme une menace à contenir à travers des infrastructures lourdes et coûteuses, l’eau est aujourd’hui perçue comme une ressource stratégique capable de renforcer la résilience urbaine face aux effets du changement climatique. Cette nouvelle orientation repose sur une meilleure intégration des écosystèmes naturels dans la planification urbaine et sur une valorisation des atouts géographiques uniques de Cotonou, située entre l’océan Atlantique, la lagune de Cotonou et le lac Nokoué.

Au cœur de cette vision figure la restauration des zones humides et la protection des corridors écologiques qui jouent un rôle essentiel dans le drainage naturel des eaux pluviales. Véritables infrastructures naturelles, ces espaces contribuent à limiter les risques d’inondation, à préserver la biodiversité et à améliorer la qualité environnementale de la ville.

Au-delà de la gestion de l’eau, le projet ambitionne de réconcilier les habitants avec leur environnement. Il prévoit la création d’espaces publics aménagés autour des plans d’eau, favorisant ainsi les activités récréatives, le bien-être des populations et une meilleure valorisation du patrimoine naturel de la cité.

Cette dynamique est renforcée par le programme « Cotonou Ville Verte », qui mise sur le développement de forêts urbaines, de parcs et d’espaces verts destinés à lutter contre les îlots de chaleur urbains. Dans un contexte de hausse des températures et de pression croissante sur les villes africaines, ces solutions fondées sur la nature apparaissent comme des outils essentiels pour améliorer le cadre de vie et renforcer la résilience climatique.

À travers cette nouvelle stratégie, Cotonou affirme son ambition de devenir une métropole africaine durable où l’environnement, la biodiversité et les ressources naturelles sont pleinement intégrés aux politiques publiques. En faisant de l’eau un partenaire du développement plutôt qu’un obstacle, la capitale économique béninoise se positionne comme un modèle émergent de ville résiliente et adaptée aux défis climatiques du XXIe siècle.


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