AGRICULTURE DURABLE ET GOUVERNANCE COMMUNAUTAIRE À DJIDJA : Le CIFOR-ICRAF forme 80 producteurs et installe le comité de gestion du Centre Rural de Ressources Communautaires

À Djidja, dans le département du Zou, le CIFOR-ICRAF a franchi une nouvelle étape dans la promotion d’une agriculture résiliente face aux changements climatiques. À travers une session de recyclage sur les pratiques d’Agriculture Intelligente face au Climat (AIC) et la mise en place du comité de gestion du Centre Rural de Ressources Communautaires (CRRC), l’organisation renforce les capacités des producteurs tout en consolidant la gouvernance locale des initiatives agricoles.

CIFOR-ICRAF Légende : CIFOR-ICRAF

La commune de Djidja a accueilli, le mardi 2 juin 2026, deux activités majeures initiées par le CIFOR-ICRAF dans le cadre de son engagement en faveur d’une agriculture plus durable et plus productive. Il s’agit d’une session de recyclage destinée aux producteurs agricoles sur les pratiques d’Agriculture Intelligente face au Climat (AIC) et de l’Assemblée générale consacrée à la mise en place du comité de gestion du Centre Rural de Ressources Communautaires (CRRC).

L’un des faits marquants de cette journée a été l’augmentation significative du nombre de participants à la formation. Alors qu’ils n’étaient que vingt-cinq lors de la première édition en 2025, quatre-vingts producteurs ont répondu présents cette année. Cette forte mobilisation témoigne de l’intérêt grandissant des agriculteurs pour les techniques agroécologiques promues par le CIFOR-ICRAF, notamment l’utilisation des plantes améliorantes comme le pois d’Angole et le mucuna, la valorisation des résidus de récolte ainsi que d’autres pratiques visant à restaurer la fertilité des sols et à réduire la dépendance aux intrants chimiques.

Selon Aldrich Vianou, agronome-forestier et formateur au sein du CIFOR-ICRAF, cet engouement s’explique par les résultats encourageants enregistrés par les bénéficiaires lors de la précédente campagne agricole. Les producteurs ayant appliqué les techniques apprises ont observé une amélioration notable de leurs rendements, renforçant ainsi leur confiance dans ces approches innovantes adaptées aux défis climatiques.

Les témoignages des participants confirment d’ailleurs l’efficacité de ces méthodes. Productrice à Djidja, Mariette Anitchéhou a souligné les performances enregistrées sur les parcelles où les recommandations ont été correctement appliquées. Tout en reconnaissant la nécessité d’approfondir certaines pratiques, elle a réaffirmé la volonté des producteurs de s’approprier davantage les connaissances acquises afin d’améliorer durablement leurs productions.

Parallèlement à cette formation, l’Assemblée générale consacrée à la création du comité de gestion du CRRC a constitué un autre moment fort de la journée. Après des échanges nourris entre les différentes parties prenantes, les modalités de fonctionnement du centre ont été adoptées à l’unanimité. Les élections organisées à cette occasion ont permis la mise en place d’un comité de 17 membres chargé d’assurer la gestion de cette infrastructure communautaire au profit de cinq villages bénéficiaires.

Présent à la rencontre, le Secrétaire exécutif de la commune de Djidja, Blaise Atrokpossou, a insisté sur la nécessité pour les producteurs de maîtriser les techniques agricoles modernes afin d’améliorer durablement la fertilité des terres et la productivité des exploitations. Il a également rappelé l’urgence d’adopter des solutions efficaces pour faire face aux effets de plus en plus visibles du changement climatique.

Élu à la tête du comité de gestion, Nicolas Agbahoundo a pris l’engagement de mettre ses compétences au service du développement agricole local. Fort des formations reçues auprès du CIFOR-ICRAF, il entend œuvrer avec ses collaborateurs pour faire du CRRC un véritable centre d’apprentissage, d’innovation et de partage d’expériences au profit des producteurs de la commune.

À travers ces initiatives, le CIFOR-ICRAF confirme son rôle de partenaire stratégique du développement agricole à Djidja. En renforçant les capacités des producteurs et en favorisant une gestion communautaire des ressources agricoles, l’organisation contribue à bâtir des systèmes de production plus résilients, capables de répondre aux défis climatiques tout en améliorant les revenus des populations rurales.


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