Face à la baisse de la production cotonnière enregistrée au cours de la campagne 2025-2026, les acteurs de la filière se mobilisent pour améliorer les performances tout en renforçant la gestion durable des ressources naturelles. Réunis à Kandi, les responsables des coopératives de producteurs ont mis l’accent sur la préservation des sols, la bonne utilisation des intrants et l’adaptation aux effets du changement climatique.
Légende : Production cotonnière
La campagne cotonnière 2025-2026 s’est achevée au Bénin sur une note mitigée avec une production de 533 111,61 tonnes, en recul par rapport à la saison précédente. Cette contre-performance a conduit la Fédération nationale des coopératives villageoises des producteurs de coton (Fn-Cvpc) à organiser un atelier-bilan à Kandi afin d’identifier les causes de cette baisse et de définir des stratégies pour une relance durable de la filière.
Au-delà des préoccupations économiques, les échanges ont mis en lumière les défis environnementaux auxquels sont confrontés les producteurs. Les pluies tardives, suivies d’une interruption précoce des précipitations, illustrent les effets croissants des changements climatiques sur les activités agricoles. Ces perturbations météorologiques fragilisent les rendements et accentuent la pression sur les terres cultivables.
Les participants ont également relevé les conséquences de la mauvaise utilisation des engrais et autres intrants agricoles. Le non-respect des doses recommandées ou des périodes d’application peut non seulement affecter la productivité, mais aussi contribuer à la dégradation des sols et à l’appauvrissement de leur fertilité. Dans ce contexte, la promotion de bonnes pratiques agricoles apparaît comme une nécessité pour préserver durablement les ressources naturelles.
Pour répondre à ces défis, la Fn-Cvpc et ses partenaires ont présenté de nouvelles orientations portant sur une fertilisation plus adaptée des terres agricoles et une meilleure gestion des ravageurs. L’objectif est de concilier performance économique et protection de l’environnement, en encourageant des méthodes de production capables de maintenir la qualité des sols tout en améliorant les rendements.
Les efforts du gouvernement en matière de subvention des engrais ont également été salués. Toutefois, les acteurs de la filière ont insisté sur la nécessité d’une utilisation responsable de ces intrants afin d’éviter les détournements et le bradage qui compromettent les objectifs de développement agricole durable.
À travers cette démarche, les producteurs de coton affichent leur volonté de bâtir une agriculture plus résiliente face aux changements climatiques. La réussite de la prochaine campagne dépendra non seulement de la mobilisation des acteurs, mais aussi de leur capacité à adopter des pratiques respectueuses de l’environnement, condition essentielle pour garantir la productivité des terres et la pérennité de la filière cotonnière béninoise.