REBOISEMENT AU TOGO : Des citoyens appellent à un engagement durable

Face aux effets de plus en plus visibles du changement climatique et à la dégradation progressive du couvert forestier, le Togo intensifie sa campagne nationale de reboisement avec une ambition forte : planter un milliard d’arbres d’ici 2030. Au-delà des initiatives gouvernementales, cette dynamique écologique interpelle également les citoyens sur leur responsabilité dans la protection de l’environnement et la préservation des ressources naturelles.

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Journalistes, communicateurs et acteurs de la société civile saluent unanimement cette initiative qu’ils considèrent comme une réponse nécessaire aux défis environnementaux actuels. Pour eux, le reboisement apparaît aujourd’hui comme un levier essentiel de lutte contre la déforestation, l’érosion des sols, l’avancée de la désertification et les conséquences du réchauffement climatique.

Le journaliste Lazare estime que cette campagne nationale constitue une action « louable et nécessaire » dans un contexte marqué par la fragilité croissante des écosystèmes. Selon lui, la réussite de cette ambition nationale ne dépend pas uniquement des autorités publiques, mais surtout d’une véritable prise de conscience collective. Il insiste notamment sur la nécessité pour les citoyens de dépasser le simple rôle de spectateurs afin de devenir des acteurs engagés dans la protection de l’environnement. « Reboiser sans protéger ni entretenir est inefficace », souligne-t-il, rappelant qu’un arbre correctement suivi a davantage de chances de survivre.

Dans la même dynamique, le journaliste SEGBE Kossi Zombléwou considère le reboisement intensif comme une réponse indispensable aux bouleversements climatiques actuels. Il appelle les populations à profiter de chaque occasion pour planter des arbres, estimant qu’« il y a toujours une place pour planter un arbre ».

Le communicateur Tony Marcel salue également l’initiative des autorités togolaises, qu’il juge essentielle pour reconstituer progressivement le couvert végétal national et limiter l’intensité des fortes chaleurs observées ces dernières années. Toutefois, il déplore certaines pratiques qu’il qualifie de « folkloriques », où des jeunes plants sont mis en terre sans réel suivi. Selon lui, l’entretien régulier des arbres et leur protection contre les feux de brousse demeurent des conditions indispensables à la réussite du projet.

Pour Victorine ESSOBIOU, journaliste à Ahouevi, le reboisement contribue non seulement à protéger l’environnement, mais aussi à améliorer les conditions de vie des populations. Elle estime que les citoyens doivent jouer un rôle actif à travers la sensibilisation de leur entourage et la protection durable des espaces verts.

Même son de cloche chez Stéphane, entrepreneur dans le secteur du BTP, qui considère cette campagne comme une responsabilité collective. Selon lui, le reboisement ne doit pas être perçu comme une activité ponctuelle, mais comme un engagement permanent impliquant autorités, écoles, médias, associations et populations.

Enfin, le journaliste Philippe A. rappelle l’importance scientifique des arbres dans l’absorption du dioxyde de carbone et la production d’oxygène. Il insiste également sur la nécessité pour les éleveurs de mieux encadrer leurs animaux afin d’éviter la destruction des jeunes plants. À travers ces différentes voix, un même message se dégage : planter des arbres ne suffit pas. Leur protection, leur entretien et l’implication durable des citoyens restent les véritables clés de la réussite de la politique de reboisement engagée par le Togo.


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