MINISTÈRE DE L’ÉNERGIE, DE L’EAU ET DES MINES DU BÉNIN : Édouard Dahomé pour baliser la vision 2060 au plan énergétique.

Le Bénin tient désormais un Technocrate chevronné à la tête de son portefeuille énergétique. Officiellement installé le mardi 26 mai 2026 comme Ministre de l’Énergie, de l’Eau et des Mines, Édouard Dahomé incarne l’un des profils les plus expérimentés du secteur énergétique béninois et africain. Ingénieur de haut niveau, stratège reconnu et fin connaisseur des politiques énergétiques, il apparaît aujourd’hui comme l’un des principaux artisans de la transformation énergétique engagée par le Bénin depuis près d’une décennie.

@DSG média Légende : @DSG média

Né le 1er novembre 1958, Édouard Dahomé est diplômé de la prestigieuse École polytechnique de France depuis 1980. Dès sa sortie de cette grande école d’ingénierie, il intègre le groupe Électricité de France (EDF), l’un des leaders mondiaux du secteur énergétique. Pendant plusieurs décennies, il gravit progressivement les échelons jusqu’à devenir président d’EDF Afrique Services, une fonction stratégique qui lui permet de piloter de nombreux projets énergétiques sur le continent africain.

Après son départ d’EDF en 2016, il cofonde DRH Énergie, un cabinet spécialisé dans le conseil et le développement de projets énergétiques en Afrique. Cette nouvelle étape de sa carrière lui offre l’occasion de mettre son expertise au service des États africains confrontés aux défis de l’électrification, de la transition énergétique et du financement des infrastructures.

Au Bénin, Édouard Dahomé devient rapidement une figure incontournable du secteur énergétique. Il est successivement nommé conseiller technique à la stratégie énergétique auprès de l’ancien ministre de l’Énergie, Dona Jean-Claude Houssou, puis coordonnateur de la cellule stratégique chargée du développement du secteur électrique à la Présidence de la République.

Son expertise technique, sa maîtrise des enjeux énergétiques et sa connaissance des mécanismes de régulation lui valent d’être nommé en avril 2023 Secrétaire d’État à l’Énergie sous le Président Patrice Talon. Il était alors le seul membre du gouvernement à porter ce titre spécifique, preuve de l’importance stratégique accordée au secteur de l’énergie.

En mars 2024, il prend la présidence du Conseil national de l’Autorité de Régulation de l’Électricité (ARE), institution chargée de garantir la transparence et la régulation du marché électrique béninois. Une fonction clé dans un contexte où le Bénin poursuit l’ouverture progressive de son secteur énergétique et la modernisation de son cadre réglementaire.

La nomination d’Édouard Dahomé dans le premier gouvernement du Président Romuald Wadagni intervient dans un contexte énergétique particulièrement stratégique. Depuis 2016, le Bénin a profondément restructuré son secteur électrique grâce à d’importants investissements ayant permis de porter la capacité nationale de production à plus de 250 MW, notamment avec les centrales thermiques de Maria-Gléta. Le pays a également engagé les premiers jalons de sa transition énergétique avec la centrale solaire photovoltaïque d’Illoulofin de 25 MW.

Cependant, les défis demeurent considérables. Selon les données officielles présentées en janvier 2025, le taux de couverture électrique atteint 69 % en milieu urbain contre seulement 36 % en milieu rural. Dans le cadre du Pacte national de l’Énergie, le gouvernement ambitionne désormais de raccorder environ 257 000 ménages par an afin d’accélérer l’accès universel à l’électricité.

À ces enjeux s’ajoutent ceux liés au développement des énergies renouvelables, à l’amélioration de l’accès à l’eau potable et à la relance du secteur minier et pétrolier. Le dossier du champ pétrolier offshore de Sèmè, dont une production initiale de 15 000 barils par jour est annoncée après les récents travaux du puits AK-2H, figure notamment parmi les grands dossiers stratégiques qui attendent le nouveau ministre.

Lors de sa prise de fonctions à la Cité ministérielle de Cotonou, Édouard Dahomé a affiché sa volonté de poursuivre les réformes engagées tout en insufflant une nouvelle dynamique fondée sur l’efficacité, la transparence et le développement inclusif.

Entouré des cadres du ministère, il a promis une gouvernance rigoureuse, orientée vers des résultats concrets au bénéfice des populations. Une ambition à la hauteur des attentes placées en cet homme dont le parcours, entre expertise internationale et engagement national, fait aujourd’hui de lui l’une des principales figures de la souveraineté énergétique béninoise.

 

 


Partager :