INNOVATION ET MOBILITÉ DURABLE AU BURKINA FASO : Un étudiant burkinabè invente un vélo électrique pour répondre aux défis énergétiques

À Ouagadougou, un jeune étudiant en physique et ingénierie fait parler son génie créatif. Bertrand Babine a conçu un vélo électrique capable de parcourir plusieurs dizaines de kilomètres sans effort physique. À travers cette invention locale, le jeune Burkinabè veut proposer une alternative économique et écologique face à la hausse du coût du carburant et aux difficultés énergétiques du pays.

Vélo électrique Légende : Vélo électrique

Dans un contexte marqué par la flambée des prix du carburant et les défis liés à la mobilité urbaine, un jeune étudiant burkinabè apporte une réponse innovante et pleine d’espoir. Bertrand Babine, étudiant en physique et ingénierie à l’Université virtuelle de Ouagadougou, a mis au point un vélo électrique « made in Burkina Faso », fruit de plusieurs mois de recherches, d’essais techniques et de sacrifices personnels.

L’engin attire immédiatement l’attention par son fonctionnement particulier. Ici, nul besoin de fournir un grand effort physique pour avancer. Sans pédaler, le vélo peut rouler à une vitesse impressionnante grâce à un dispositif électrique intégré directement à la bicyclette.

Selon son inventeur, le vélo peut atteindre une vitesse d’environ 35 kilomètres par heure sur une route plate. Même en présence de vent ou de résistance, l’appareil reste performant et peut maintenir une vitesse moyenne de 25 kilomètres par heure.

« Sur un terrain plat, le vélo peut faire 35 kilomètres par heure sans se fatiguer. S’il y a le vent, tu peux faire 25 kilomètres par heure parce que le frottement empêche le vélo d’avancer », explique Bertrand Babine, fier de son invention.

Au-delà de la performance, ce projet se distingue également par son caractère entièrement local. Le jeune inventeur affirme avoir utilisé du matériel neuf disponible sur place afin de mieux maîtriser le système et garantir la fiabilité de son œuvre. Le vélo est équipé d’un système de démarrage, de freinage et de recharge, le tout connecté à une mémoire électronique permettant d’optimiser le fonctionnement de l’appareil.

Mieux encore, Bertrand Babine l’inventeur du vélo assure que le dispositif peut être adapté à pratiquement tous les types de vélos en seulement trois jours. Une innovation qui pourrait ouvrir la voie à une démocratisation de la mobilité électrique au Burkina Faso.

Pour le jeune étudiant, ce projet est avant tout une réponse concrète aux difficultés quotidiennes auxquelles sont confrontés les citoyens, notamment les étudiants et les travailleurs modestes. Face au coût élevé du carburant, il estime que les solutions locales et écologiques constituent désormais une nécessité.

« Le prix du carburant est cher. C’est un budget difficile pour le Burkina Faso, mais aussi pour les étudiants. Au lieu de subir cela, j’ai décidé de créer ce vélo pour répondre aux défis quotidiens », confie-t-il.

Cependant, l’inventeur reconnaît que son projet pourrait être encore plus performant avec davantage de moyens financiers. Il rêve notamment d’utiliser des équipements plus légers, des bobines plus puissantes et de proposer un design plus moderne et plus attractif.

Malgré les limites matérielles, Bertrand Babine refuse de céder au découragement. Après plusieurs nuits blanches et de nombreux montages et démontages, il dit aujourd’hui maîtriser pleinement son système. Une persévérance qui témoigne de la capacité de la jeunesse africaine à innover lorsqu’elle bénéficie d’un minimum d’accompagnement.

À travers cette réalisation, le jeune étudiant répond également à l’appel des autorités burkinabè en faveur de la promotion de la recherche scientifique et de l’innovation locale. Le capitaine Ibrahim Traoré encourage régulièrement les jeunes à croire en leurs capacités et à développer des solutions adaptées aux réalités africaines.

Le jeune étudiant Bertrand Babine partage d’ailleurs un message d’encouragement à l’endroit de la jeunesse : « Il faut croire en soi. Même s’il y a des difficultés, il faut avancer malgré tout. Ce sont les moments difficiles qui créent les hommes forts. »

Au-delà de l’exploit technologique, ce vélo électrique symbolise l’espoir d’une mobilité plus propre et plus accessible. En réduisant la dépendance au carburant, cette invention pourrait contribuer à la protection de l’environnement tout en améliorant les conditions de déplacement des populations.

Désormais, le souhait le plus cher du jeune inventeur est de passer du stade expérimental à un véritable projet industriel capable d’avoir un impact social à grande échelle. Un rêve ambitieux qui pourrait, à terme, inspirer toute une génération d’innovateurs africains.


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