ACCÈS À L’EAU ET DÉVELOPPEMENT DURABLE : À Djidja, des projets d’eau potable pour améliorer l’environnement et les conditions de vie

Dans la commune de Djidja, le gouvernement béninois intensifie ses actions pour garantir l’accès à l’eau potable. À la suite d’une alerte relayée sur les réseaux sociaux, une mission de l’Agence nationale d’approvisionnement en eau potable en milieu rural (ANAEPMR) s’est rendue sur le terrain le 24 avril 2026 pour évaluer la situation et présenter les solutions en cours.

Accès à l'eau potable Légende : Accès à l'eau potable

Dans la commune de Djidja, l’accès à l’eau potable demeure un enjeu majeur, à la fois sanitaire et environnemental. La récente polémique suscitée par une vidéo sur les difficultés d’approvisionnement dans le village de Bassiahoué a conduit les autorités à réagir rapidement. Une mission de l’ANAEPMR, accompagnée des responsables communaux, a permis de faire un état des lieux et de dialoguer avec les populations.

Sur place, les autorités ont apporté des clarifications. Selon le secrétaire exécutif de la mairie, Blaise Akpotrossou, Bassiahoué dispose de deux pompes à motricité humaine, dont une fonctionnelle. Les difficultés observées sont en partie liées au manque de contributions des usagers pour assurer l’entretien régulier des équipements. Cette situation met en évidence l’importance d’une gestion communautaire efficace pour garantir la durabilité des infrastructures hydrauliques.

Au-delà de ce cas spécifique, le gouvernement déploie une stratégie plus globale pour améliorer l’accès à l’eau potable. La commune bénéficie de sept systèmes d’approvisionnement en eau potable multi-villages (SAEPmV), dont un est déjà opérationnel à Zounko. Quatre autres sont en construction dans les arrondissements de Sétto et de Gobaix, tandis que deux sont en phase d’étude. Ces infrastructures modernes visent à desservir plusieurs localités à partir d’un même réseau, réduisant ainsi la pression sur les ressources naturelles et améliorant la qualité du service.

Parallèlement, les anciennes adductions d’eau villageoise font l’objet de travaux de réhabilitation, notamment à Agouna. Ces interventions concernent la réparation des équipements électromécaniques et l’extension des réseaux pour atteindre de nouveaux quartiers. À terme, ces efforts permettront de renforcer la continuité du service et de limiter les risques de recours à des sources d’eau non sécurisées, souvent responsables de maladies et de dégradation de l’environnement.

Les projets en cours à Sétto et à Gobaix illustrent l’ampleur de cette transformation. Avec des châteaux d’eau, des réseaux de plusieurs dizaines de kilomètres et des bornes fontaines, ces infrastructures sont conçues pour desservir des milliers d’habitants sur le long terme. Elles contribuent non seulement à améliorer l’accès à l’eau, mais aussi à préserver les écosystèmes en réduisant la surexploitation des nappes et des points d’eau naturels.

Cette dynamique s’inscrit dans une réforme plus large du secteur de l’eau au Bénin. Progressivement, les forages isolés laissent place à des systèmes structurés, plus durables et mieux gérés. L’objectif est de garantir une eau potable de qualité, accessible à tous, tout en protégeant les ressources hydriques.

Enfin, les autorités appellent à une responsabilité partagée. La réussite de ces projets dépend aussi de l’implication des populations dans l’entretien des ouvrages et la préservation de l’environnement. Avec ces investissements, Djidja amorce une amélioration durable de l’accès à l’eau, essentielle pour la santé, le développement local et la protection de la nature.


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