COLLOQUE SCIENTIFIQUE INTERNATIONAL À LOMÉ : La communication s’impose comme levier clé de la restauration forestière et de la justice climatique

Réunis le 7 avril 2026 à Lomé, au Togo, chercheurs, décideurs publics et acteurs de la société civile ont participé à un colloque scientifique international consacré au rôle de la communication dans la restauration des paysages forestiers et la promotion de la justice climatique. Cette rencontre vise à renforcer l’implication durable des populations, jugée essentielle pour faire face à l’urgence environnementale en Afrique.

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Dans un contexte marqué par l’intensification des effets du changement climatique, la restauration des paysages forestiers apparaît comme une priorité majeure pour les pays africains. Pourtant, au-delà des politiques et des financements, un facteur déterminant reste encore sous-exploité : la communication. C’est autour de cet enjeu central que s’est ouvert, le mardi 7 avril 2026 à Lomé, un colloque scientifique international réunissant experts et acteurs engagés dans la lutte contre la dégradation environnementale.

Co-organisé par le Centre d’Études et de Recherches sur les Organisations, la Communication et l’Éducation (CEROCE) et le Centre de Recherche sur le Changement Climatique (CRCC), ce rendez-vous se veut un cadre de réflexion approfondie sur les stratégies de communication capables de soutenir efficacement les initiatives de restauration forestière et de renforcer la justice climatique sur le continent.

Placée sous le thème « De la communication efficace au profit de la restauration des paysages forestiers et de la justice climatique en Afrique », la rencontre mobilise une diversité d’acteurs : chercheurs en sciences naturelles et sociales, organisations de la société civile, autorités publiques, médias et étudiants. Tous partagent un objectif commun : mieux comprendre comment la communication peut favoriser l’adhésion des communautés et garantir la durabilité des actions environnementales.

Pour les organisateurs, la communication ne se limite pas à la diffusion d’informations. Elle constitue un véritable moteur de transformation sociale. « Elle apporte le savoir et le savoir-faire, mais agit surtout comme un levier de changement des comportements », a souligné le président du comité d’organisation, insistant sur la nécessité d’intégrer pleinement la communication dans toutes les politiques de restauration des écosystèmes.

Lors de la cérémonie d’ouverture, les autorités ont rappelé l’ampleur des défis environnementaux auxquels l’Afrique est confrontée. Bien que le continent soit parmi les moins responsables des émissions de gaz à effet de serre, il en subit de manière disproportionnée les conséquences. Cette réalité met en lumière une profonde injustice climatique, appelant à des réponses fondées sur l’équité, la solidarité internationale et la responsabilité différenciée.

Dans ce contexte, la restauration des écosystèmes forestiers dépasse le simple cadre environnemental. Elle devient un impératif stratégique, éthique et politique. Mais pour produire des résultats concrets, ces politiques doivent s’appuyer sur une communication inclusive, capable de susciter l’engagement des populations locales, de renforcer la transparence et d’encourager des pratiques durables.

La conférence inaugurale a permis d’approfondir ces enjeux, en mettant en lumière les apports des sciences de l’information et de la communication dans la lutte contre les changements climatiques. Les échanges ont notamment porté sur les approches innovantes en communication environnementale, les défis liés à la sensibilisation des communautés et le rôle des médias dans la construction d’une conscience écologique collective.

Au-delà des débats théoriques, ce colloque se veut un espace de co-construction de solutions. À travers des sessions plénières, des tables rondes et des présentations scientifiques prévues jusqu’au 9 avril, les participants explorent des pistes concrètes pour renforcer l’impact des politiques environnementales en Afrique.

En mettant la communication au cœur des stratégies climatiques, cette rencontre de Lomé ouvre la voie à une approche plus participative et durable de la gestion des ressources naturelles. Elle rappelle surtout que la réussite des initiatives de restauration forestière dépend autant des actions techniques que de la capacité à mobiliser, informer et engager les populations dans la protection de leur environnement.


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