Réunis à Cotonou, experts, partenaires techniques et décideurs ouest-africains planchent sur les défis liés à la gestion intégrée des ressources en eau et à la pêche continentale dans le bassin du fleuve Niger. Objectif : renforcer la coopération régionale et proposer des solutions durables face aux pressions environnementales croissantes.
Légende : Présidium
La ville de Cotonou accueille depuis ce mardi 24 mars 2026 un atelier régional d’envergure consacré à la gestion intégrée des ressources en eau (GIRE) et à la pêche continentale dans le bassin du fleuve Niger. Organisée au Bénin Royal Hôtel, cette rencontre de trois jours rassemble experts, partenaires techniques et représentants de Autorité du Bassin du Niger autour des enjeux cruciaux liés à la durabilité des écosystèmes aquatiques.
Dès l’ouverture, le coordonnateur de la Structure focale nationale, Saïd Kolawolé Hounkponou, a souligné l’importance stratégique de cette rencontre. Il a rappelé que la gestion intégrée des ressources en eau constitue un levier essentiel pour la résilience et la sécurité alimentaire dans la sous-région. Face aux effets combinés des changements climatiques, des activités humaines et de la pollution, il a insisté sur l’urgence d’actions concrètes pour restaurer les écosystèmes et freiner leur dégradation.
Le fleuve Niger, long de plus de 4 200 kilomètres, a été présenté comme un pilier vital pour l’Afrique de l’Ouest par le représentant résident de la Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, Sanni Bio Yerima. Véritable source de vie pour plus de 100 millions de personnes, ce bassin fait néanmoins face à des menaces croissantes, notamment la surexploitation, la pollution et les pressions liées aux infrastructures. Dans ce contexte, il a martelé que seule une coopération renforcée entre les États riverains permettra d’assurer une gestion durable et efficace des ressources.
De son côté, le représentant du secrétaire exécutif de l’Autorité du Bassin du Niger, Didier Zinsou, a replacé cet atelier dans une dynamique de renforcement des partenariats entre institutions régionales et internationales. Il a évoqué la vision partagée adoptée par les chefs d’État de l’ABN, prolongée par le Plan stratégique 2026-2030, qui intègre désormais les enjeux émergents liés au développement durable et à l’économie bleue impulsée par la CEDEAO.
Procédant à l’ouverture officielle, le directeur de cabinet du ministère béninois de l’Énergie, de l’Eau et des Mines, Deen Saliou, a salué l’engagement des parties prenantes. Il a exprimé l’attente de recommandations concrètes capables de renforcer le dialogue avec les partenaires techniques et financiers, tout en favorisant la mise en œuvre de projets structurants dans les domaines de la pêche et de l’aquaculture.
Prévu pour s’achever le jeudi 26 mars, cet atelier régional se veut une étape clé vers une gestion plus durable et concertée des ressources du bassin du Niger, dans un contexte où la préservation de l’environnement et la sécurité alimentaire sont plus que jamais interdépendantes.