TRANSITION ÉNERGÉTIQUE ET STABILITÉ DU RÉSEAU : Le Ghana prend des mesures d’urgence pour soulager un réseau électrique sous forte pression

Confronté à des coupures d’électricité récurrentes, le gouvernement ghanéen a annoncé, le lundi 16 mars 2026, une série de mesures visant à renforcer la distribution électrique. En cause : la surcharge d’environ 1 000 transformateurs à travers le pays, selon le ministre de l’Énergie et de la Transition verte, John Jinapor.

Transition Energétique Légende : Transition Energétique

Face aux perturbations persistantes dans la fourniture d’électricité, les autorités ghanéennes accélèrent les réformes pour stabiliser leur réseau. Lors d’une session parlementaire, le ministre de l’Énergie et de la Transition verte, John Jinapor, a révélé que près de 1 000 transformateurs fonctionnent actuellement au-delà de leur capacité, entraînant des défaillances dans plusieurs localités.

En effet, cette surcharge des équipements constitue l’une des principales causes des coupures observées ces dernières semaines. Dans certaines zones, les installations électriques peinent à répondre à la demande croissante, exposant les populations et les activités économiques à des interruptions répétées.

Pour remédier à cette situation, le gouvernement prévoit une série d’actions concrètes. Il s’agit notamment du remplacement des transformateurs défectueux ou saturés, ainsi que de l’installation de nouveaux équipements de plus grande capacité. « D’ici la fin du mois, nous entamerons la deuxième phase de remplacement à grande échelle », a indiqué le ministre, évoquant des avancées déjà significatives dans la gestion de ce chantier.

Par ailleurs, une réorganisation de la distribution est également envisagée. Certains consommateurs pourraient être redirigés vers des transformateurs moins sollicités, afin d’équilibrer la charge sur le réseau et d’améliorer la qualité du service.

Cependant, malgré les critiques liées aux coupures d’électricité, les autorités ghanéennes se veulent rassurantes. Elles excluent tout recours au rationnement, affirmant que le pays dispose d’une capacité de production suffisante pour satisfaire la demande nationale. Les difficultés actuelles relèveraient davantage de contraintes techniques et opérationnelles, notamment dans la gestion et la distribution de l’électricité.

Dans une perspective de développement durable, le Ghana entend également accélérer sa transition énergétique. Le pays ambitionne d’atteindre 10 % d’énergies renouvelables dans son mix électrique d’ici 2030, puis 50 % à l’horizon 2060. Cette orientation stratégique s’accompagne d’efforts pour renforcer la gouvernance du secteur et assainir sa situation ფინანსière, notamment avec la mobilisation récente de 1,47 milliard de dollars pour apurer les dettes accumulées.

Ainsi, entre modernisation des infrastructures et transition vers des sources d’énergie plus propres, le Ghana cherche à bâtir un système électrique à la fois résilient, durable et capable de soutenir sa croissance économique.


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