RDC : L’ARE autorise un projet solaire avec batteries pour alimenter la mine de Kamoa-Kakula

En République démocratique du Congo, l’Autorité de Régulation du secteur de l’Électricité (ARE) a annoncé, mercredi 11 février, avoir délivré début janvier deux avis favorables à CrossBoundary Energy pour un projet solaire avec batteries destiné à alimenter la mine de Kamoa, dans la province du Lualaba.

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L’ARE a donné son feu vert à la production et à la commercialisation de l’électricité issue de cette future centrale solaire, marquant une étape décisive pour l’alimentation énergétique du complexe minier de Kamoa-Kakula. Le projet, développé par CrossBoundary Energy, vise à renforcer la sécurité électrique du site grâce à une solution renouvelable couplée à un système de stockage.

En avril 2025, Kamoa Copper S.A. et CrossBoundary Energy avaient signé un contrat d’achat d’électricité encadrant cette initiative. L’installation comprendra une centrale solaire d’une capacité de 222 MWp associée à un système de batteries de 123 MVA pour 526 MWh. L’ensemble doit fournir 30 MW d’énergie renouvelable pilotable en continu et générer environ 300 000 MWh par an, avec une réduction estimée des émissions à 78 750 tonnes de CO₂ annuelles.

CrossBoundary Energy sera propriétaire et exploitant de la centrale, tandis que Kamoa Copper paiera l’électricité consommée dans le cadre du contrat. Le complexe minier de Kamoa-Kakula, coentreprise réunissant Ivanhoe Mines, Zijin Mining Group et l’État congolais, qui détient 20 % des parts, affiche une capacité de production d’environ 600 000 tonnes de cuivre par an.

Dans un pays où le secteur minier occupe une place centrale dans l’économie mais où l’accès à l’électricité demeure limité, ce type d’investissement revêt un caractère stratégique. Selon la Banque mondiale, le taux d’accès à l’électricité en RDC s’élevait à seulement 22 % en 2023, l’un des plus faibles du continent, affectant à la fois les ménages et les secteurs productifs.

Le recours à une production solaire avec stockage permet ainsi au site de Kamoa-Kakula de sécuriser une alimentation électrique continue, souvent assurée par des sources fossiles, tout en réduisant sa dépendance à un réseau national instable et limité. Au-delà de la sécurisation énergétique, le projet s’inscrit également dans une logique de durabilité environnementale pour l’un des plus importants projets cuprifères du pays.


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