La biodiversité béninoise, riche de ses forêts classées, zones humides, savanes, mangroves et écosystèmes marins, constitue un patrimoine naturel d’une valeur inestimable. Elle assure des services essentiels : régulation du climat, fertilité des sols, ressources alimentaires, médicinales et économiques. Pourtant, sa préservation exige une meilleure coordination des acteurs et un accès fiable à l’information environnementale. C’est dans cette dynamique que s’inscrit le projet CHM Bioland Bénin, à travers l’organisation d’un atelier, de formation des points focaux secondaires du Centre d’Échange d’Informations sur la Biodiversité (CHM), tenu du 26 au 30 janvier 2026 à la Direction Générale des Eaux, Forêts et Chasses (DGEFC).
Légende : Photo de famille @ SOS Biodiversity
L’atelier, de formation des points focaux secondaires du Centre d’Échange d’Informations sur la Biodiversité (CHM) s’inscrit dans les engagements du Bénin au titre de la Convention sur la Diversité Biologique (CDB). Le CHM (Clearing-House Mechanism) constitue en effet un outil stratégique mis en place pour faciliter la collecte, la gestion et le partage des données relatives à la biodiversité. Son objectif est clair : rendre l’information accessible, structurée et exploitable afin d’améliorer la prise de décision et l’action en faveur de la conservation.
Cette session a réuni des représentants de structures clés impliquées dans la gestion environnementale nationale : DGEFC, SOS Biodiversity, BIOFIN-PNDD, Université de Parakou, Directions Régionales de l’Agriculture et des Forêts, Inspections forestières du Zou et de l’Alibori, ainsi que plusieurs organisations engagées. Cette diversité d’acteurs reflète l’approche participative et multisectorielle indispensable à une gouvernance efficace de la biodiversité. L’objectif principal de la formation est de renforcer les compétences des points focaux secondaires afin d’améliorer l’alimentation et la gestion de la plateforme CHM Bioland Bénin. Concrètement, il s’agissait de former les participants à l’utilisation pratique du site, à la création et à la classification de contenus (documents scientifiques, actualités, événements), ainsi qu’à l’harmonisation des pratiques de gestion des données environnementales. La méthodologie adoptée, fortement orientée vers la pratique, a permis une appropriation rapide des outils numériques. Exposés théoriques, démonstrations guidées, exercices individuels et travaux de groupe ont rythmé les travaux. Les participants ont directement manipulé la plateforme, expérimentant la publication d’informations et la validation de contenus liés à la biodiversité nationale.
Au-delà de l’aspect technique, cette formation a mis en lumière le rôle stratégique du CHM dans la conservation. Une information fiable et actualisée permet d’identifier les espèces menacées, de suivre l’évolution des écosystèmes, d’évaluer l’impact des politiques publiques et de renforcer la transparence. Elle favorise également la coopération scientifique et institutionnelle, tant au niveau national qu’international.
À l’issue de l’atelier, les points focaux secondaires disposent désormais de compétences renforcées pour assurer la diffusion de données pertinentes et contribuer activement à la plateforme. Cette montée en capacité constitue un pas important vers une meilleure gouvernance environnementale et une mise en œuvre plus efficace des engagements du Bénin en matière de biodiversité. Dans un contexte marqué par la pression anthropique, la déforestation, la perte d’habitats et les effets du changement climatique, la gestion de l’information devient un outil de conservation à part entière. Le CHM Bioland Bénin s’impose ainsi comme un instrument stratégique au service de l’Objectif de Développement Durable 15, consacré à la vie terrestre. En consolidant les compétences nationales et en favorisant le partage des connaissances, le projet CHM Bioland Bénin contribue à bâtir un système d’information robuste, indispensable pour préserver durablement le patrimoine naturel béninois au bénéfice des générations présentes et futures.